Le Conseil national veut étendre le soutien aux victimes de l’amiante

Le Conseil national a pris une décision importante concernant l'aide financière aux victimes de l'amiante. Un amendement à la loi sur l'assurance-accidents vise à assurer l'avenir de la Fondation du fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante. Un regard puissant et tourné vers l'avenir sur les développements politiques dans le domaine de la sécurité sociale.
Le Conseil national a adopté jeudi une modification de la loi sur l’assurance-accidents par 130 voix pour et 64 voix contre. Cette modification vise à garantir le soutien financier de la Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents aux victimes de l’amiante. La décision a été prise contre la volonté d’une minorité de l’UDC.
Combler les lacunes en matière de soutien
L’amendement vise à assurer l’avenir de la fondation Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante. La Suva doit à l’avenir pouvoir verser des contributions pour soutenir financièrement la fondation. Ces fonds ne pourront toutefois provenir que de recettes supplémentaires de l’assurance contre les accidents et les maladies professionnels, afin de ne pas influencer les primes.
Indemnisation des victimes de l’amiante
L’amiante, autrefois populaire pour ses propriétés pratiques et ignifuges, a été utilisé pendant des décennies. Ce matériau de construction est interdit en Suisse depuis 1989, mais les maladies causées par l’amiante ne sont souvent visibles que des décennies plus tard. Chaque année, environ 120 personnes sont atteintes de mésothéliome, une forme de cancer de la plèvre et du péritoine causée par les fibres d’amiante.
Sécurité financière pour les personnes concernées
La fondation EFA doit indemniser les victimes de l’amiante qui ne sont pas couvertes par l’assurance-accidents obligatoire. Ces personnes reçoivent certes des prestations de l’assurance maladie et de l’assurance invalidité, mais celles-ci ne couvrent souvent pas entièrement les coûts. La fondation repose sur des contributions volontaires de l’industrie, qui ont toutefois diminué ces dernières années.
Critiques des opposants
Une minorité de l’UDC a critiqué le projet, estimant qu’il n’était « pas conforme au principe de causalité ». Elle craint que la modification n’entraîne une augmentation des cotisations d’assurance et demande davantage de contributions de la part des entreprises responsables. La minorité a toutefois été battue au Conseil, tous les autres partis ayant soutenu le projet.
Perspectives
Le Conseil de la Suva décidera si des fonds seront versés à la Fondation EFA et, le cas échéant, combien. D’ici 2030, la fondation aura besoin de 25 à 50 millions de francs supplémentaires. Le Conseil des Etats devra ensuite se prononcer sur le projet.